Les décorations militaires

Médaille de la résistance

LA CRÉATION DE LA MÉDAILLE

A une demande faite au général de Gaulle de croix de la Libération destinée à récompenser l’action dans la Résistance d’un ingénieur, le Général répondait le 12 mars 1942 : « Pour obtenir l’ordre de la Libération, il est nécessaire d’avoir à son actif une action d’éclat véritablement exceptionnelle. Le brave ingénieur X ne me parait pas dans ce cas. Toutefois une décoration intermédiaire est actuellement à l’étude pour laquelle je vous prie de me proposer monsieur X en temps utile ».

La réflexion du général de Gaulle sur l’opportunité de donner le jour à une nouvelle décoration le conduit, le 19 juillet 1942, à « créer une commission ayant pour objet d’étudier la création d’une décoration destinée à récompenser les mérites des personnes ayant eu une part effective et importante dans le ralliement des territoires à la France combattante ».

Le 20 août 1942, la commission arrête son choix sur l’appellation Médaille de la Résistance Française.

La médaille de la Résistance française est instituée, à Londres, par ordonnance du 9 février 1943 du général de Gaulle, « chef de la France combattante ». Son objet est de « reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger, auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940. » C’est la seconde, et seule, décoration créée, après l’Ordre de la Libération, pendant la guerre, par le général de Gaulle.

La médaille de la Résistance française n’a été décernée que par décret du chef de la France combattante, du président du Gouvernement provisoire de la République puis, à partir du 1er janvier 1947, du président de la République. Elle n’est plus attribuée depuis le 1er avril 1947, sauf au titre de la Résistance en Indochine, pour laquelle le délai a été prorogé jusqu’au 31 décembre 1947 et peut encore être attribuée, à titre posthume, dans les mêmes conditions, mais uniquement à des personnes tuées pendant la guerre.

 

LA MÉDAILLE DE LA RÉSISTANCE ET L’ORDRE DE LA LIBÉRATION

L’ordonnance du 10 août 1945, confirmée par la loi du 26 mai 1999 et par le décret du 15 novembre 2005, fixant l’avenir de l’ordre de la Libération, a consacré le lien organique entre cet Ordre et la médaille de la Résistance française.

En premier lieu c’est sous l’autorité du délégué national du Conseil national des communes « compagnon de la Libération », qui en assure de droit la présidence, qu’est placé le secrétariat de la Commission nationale de la Médaille. La Commission est un organisme officiel dont les membres sont nommés par décret du président de la République. Sa compétence est d’assurer la discipline des médaillés. C’est sur sa proposition exclusive (sauf cas d’urgence pendant la guerre) qu’était décernée la décoration. Il est encore aujourd’hui de son ressort de proposer l’attribution de la médaille à titre posthume. Elle gère le fichier des médaillés.

En second lieu, l’ordre de la Libération a pour mission d’assurer la mise en œuvre de toutes mesures « en vue de conserver la mémoire de l’ordre de la Libération, de ses membres et des Médaillés de la Résistance française » et de participer à l’aide morale et matérielle aux compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance française et à leurs veuves et enfants.

Enfin, et d’une manière générale, l’ordre de la Libération « … assure le service de la médaille de la Résistance française ».

Afin de faire vivre et de transmettre la mémoire de la Résistance française, l’association nationale des communes médaillées de la Résistance française a été créée en 2013.

Article à consulter ici, avec l’aimable autorisation de la cohorte

Source : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-de-la-resistance/la-medaille-de-la-resistance

 

Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme

La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme a été créée à la suite des attentats de 2015 visant la République et les valeurs qu’elle représente. Elle rend hommage à ceux qui sont tués, blessés ou séquestrés lors d’événements terroristes.

Sa vocation

La Médaille nationale de reconnaissance a vocation à honorer les victimes du terrorisme et à participer à leur résilience. C’est ainsi une décoration particulière qui n’a pas pour objet de récompenser des services rendus.

Elle a été créée par décret du Président de la République du 12 juillet 2016, sur proposition du grand chancelier de la Légion d’honneur.

L’idée de sa création est apparue à la suite des attentats survenus à Paris et à Saint-Denis en novembre 2015, lors desquels 130 personnes ont trouvé la mort, et de ceux commis en janvier de la même année où une valeur fondamentale de la République, la liberté d’expression, était visée.

Ces événements ont fait naître une grande émotion nationale et apparaître la nécessité de décorer les victimes du terrorisme, mettant en évidence un manque dans le système français de récompense.

Ses critères d’attribution

  • Être Français et avoir été tué, blessé ou séquestré lors d’actes terroristes commis en France ou à l’étranger ;
  • Être étranger et avoir été tué, blessé ou séquestré lors d’actes terroristes commis en France ou à l’étranger contre les intérêts de la République française.

La personne concernée doit être reconnue comme victime du terrorisme soit par le parquet de Paris, soit par le fonds de garantie aux victimes, ou doit figurer sur la liste partagée des victimes du terrorisme tenue par le ministère de la Justice.

La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme est décernée de manière rétroactive à compter du 1er janvier 1974.

La procédure d’attribution et la gestion de la médaille

La Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme est attribuée par décret du Président de la République.

Elle est demandée par la personne concernée ou par sa famille.

Le Premier ministre adresse au grand chancelier de la Légion d’honneur les mémoires élaborés par le ministre de la Justice, sur lesquels se prononce ensuite le conseil de l’ordre de la Légion d’honneur.

Remise au nom du Président de la République, la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme se situe au 5e rang protocolaire des décorations, avant les décorations ministérielles.

A l’instar des ordres nationaux et de la Médaille militaire, sa gestion est assurée par la grande chancellerie de la Légion d’honneur.

Les promotions

La Médaille nationale de reconnaissance peut être décernée lors d’une promotion collective, sans date fixe arrêtée à ce jour, ou par un décret individuel.

Décret publié le 6 janvier 2019

Décret publié le 4 novembre 2018

Décret publié le 1er juin 2018

L’insigne

 

 

 

 

Source : https://www.legiondhonneur.fr/fr/page/la-medaille-nationale-de-reconnaissance-aux-victimes-du-terrorisme/1013